Trio Chemirani - Trio Chemirani invite (2011)

http://www.akhaba.com/sites/default/files/covers/07-11/triochemiraniinvite_front.jpg Trio Chemirani invite par Trio Chemirani 3149028000320

Djamchid, Keyvan et Bijan Chemirani convient un casting de rêve pour un jazz exceptionnel de culture persane et improvisations de quelques musiques du monde.

label: 
"Médias > Musique"
EUR 15
Type de produit: 
Album
selection akhaba.com

Trio Chemirani invite

label: 
Date de parution: 
2011
Réf
types de supports: 
CD
3149028000320
0

Dans la famille Chemirani, il y a le père, Djamchid, le fils aîné Keyvan, son cadet Bijan, leur sœur chanteuse Maryam, qui ne figure pas sur ce disque sorti fin avril 2011 en France. Le Trio Chemirani, c’est Djamchid, le maître de la percussion persane, venu dès le début des années 1960 en France où sont nés ses deux garçons, surdoués de la frappe aussi, avec qui il forme le groupe. Cette fois, les trois Chemirani se sont permis un casting de rêve en invitant d’autres célébrités, expertes en leur matière, kora pour le Malien Ballaké Sissoko, piano pour le Cubain Omar Sosa, lyra crétoise pour l’Irlandais Ross Daly (rabâb aussi), bouzouki et guitare pour les Français Thierry “Titi” Robin et Sylvain Luc, contrebasse pour le Franco-Espagnol Renaud Garcia-Fons, co-fondateur de l’excellent collectif sang-mêlé Radio Tarifa.

Ces quinze morceaux sont essentiellement des improvisations où se mêlent la liberté et la rigueur, du jazz donc. Comme le sont si souvent les musiques traditionnelles. Quand les vingt-et-une cordes de la harpe mandingue de Ballaké répondent aux frappes tendres ou vives de Keyvan et Bijan sur Alou soroma et Taama, l’album tutoie les cimes. Une complicité heureuse que retrouvent les deux frangins avec le vétéran Daly sur Synkathistos et Nokay où les rejoint le zarb clair de leur papa, ou sur Oryssa avec Garcia-Fons.

Les chorus sont aussi d’exception quand les touches ivoire et ébène de l’adepte de la santeria Omar Sosa dialoguent avec et le cajón et le daf sur Flamenco mar, ou sur La Marelle avec l’udu, la cruche africaine. Le point faible de ce bel objet reste un livret redondant et si peu connaisseur, alors que le label Accords Croisés nous a habitués à des textes de meilleures écriture et information. Mais, l’essentiel est dans une musique fraternelle, un jazz sans âge qui excelle dans Azadeh, la rencontre tout en finesse d’Omar, Ballaké et Bijan. Le doyen Djamchid délaisse son instrument pour citer de sa voix sépulcrale le Golistan (Le Jardin des roses) de Moseheddin Saadi (1193-1264), l’un des plus importants auteurs mystiques persans joué aussi par la guitare délicate de Sylvain Luc. Il improvise aussi sur Yar marâ au zarb avec ses fils et Titi Robin en récitant des vers de Rûmî (1207-1273), le plus grand poète du soufisme, l’inventeur des derviches tourneurs.

Par David Marif | akhaba.com

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