Omar Pène descend à Paris

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Omar Pène descend à Paris

Malgré son immense popularité au Sénégal, Omar Pène a peiné pour se faire connaître sur la scène occidentale où il a quand-même des afficionados en dehors de la communauté africaine. Pas assez cross-over, « trop » près du mbalax rock qui fait la bande son des faubourgs populeux sénégalais. Bref, trop vrai pour les customiseurs du son africain. Ces toutes dernières années, Omar, trois décennies de métier, a su ouvrir judicieusement son répertoire, enrichi aujourd’hui de davantage de chansons délicates, de rythmes variés, d’expériences instrumentales comme celles de l’accordéon introduit sur Ndam. L’album fait d’équilibres voluptueux entre la tradition de son chant socialement critique et des compositions acoustiques contemporaines. Une musique qui lui permet d’élargir son audience occidentale dès 2009 sans se couper de sa base sénégalaise. Un pari osé, car Omar aurait pu se contenter de « gérer » pépère son capital de popularité en Afrique.

Venu présenter son nouvel album, Ndayaan, prévu en janvier 2012 au Cabaret Sauvage vendredi 2 décembre, Omar Pène n’oublie pas le mbalax, la musique de contorsions démentes, ce rock de guitare électrique, saxo, trombone, batterie, un sabar qui fait frémir les groupies. A la tête du Super Diamono de Dakar, orchestre inspiré aussi par le jazz, la salsa, le reggae ou le funk, Omar a trouvé la paix et une canalisation optimiste de son trop plein d’énergie, de sa rage d’enfant maltraité, fuyant le foyer paternel. La musique lui a ouvert les bras, Omar la remercie avec son Ndam, triomphe en français.

Par Dominique Dupeyron | akhaba.com

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