Bals salsa au Festival des Villes des Musiques du Monde

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Bals salsa au Festival des Villes des Musiques du Monde

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Orlando Poleo © Latin Percussion

Le Festival des Villes des Musiques du Monde dédie son édition 2013 aux bals et à la Colombie. La diva Totó la Momposina et un beau plateau de groupes de cumbia ou de vallenato sont ainsi à l’affiche. Le tango argentin, en la personne de Juan Carlos Caceres, ou l’Afrique, avec Fatoumata Diawara, complètent la programmation. 

La représentation afro-cubaine s’inscrit quant à elle sous le signe de la percussion puisque deux des principaux tontons frappeurs de l’Hexagone, Orlando Poleo et Miguel Gómez, animeront les bals salsa et que la rumba cubaine sera à l’honneur avec Okilakua.

Miguel Gómez s’impose dès le début des années 1980 dans le milieu salsero de la capitale avec notamment la création du groupe La Manigua en 1983, un séjour à l’Institut Supérieur des Arts de La Havane en 1989-1990 et surtout son implication dans le projet Africando pendant 14 ans.

Le nom de sa formation actuelle, Salsa dura, est déjà tout un programme, que les noms de Puntilla Ríos et Mansfaroll aux percussions ou Chuchi Almeida (basse) et Franklin Lozada (piano) ne font que confirmer.

La salsa dura c’est aussi le fonds de commerce d’Orlando Poleo, en parallèle avec un latin jazz musclé. Comme pour Gómez on renoncera ici à nommer toutes les collaborations du vénézuélien, tant la liste serait longue. Qu’il nous suffise de citer Maraca ou Danny Brillant. Il sera accompagné par les quinze musiciens du Pôle Musical d’Orgemont, en quelque sorte les régionaux de l’étape.

La rumba cubaine est un genre populaire, né dans les barracones d’esclaves, dans les zones portuaires ou les barrios de Matanzas et La Havane. Des caisses en bois (cajones) et des tumbadoras (congas) en constituent l’instrumentation de base, parfois associée aux tambours batá (dans le style plus récent du batarrumba).

Continuateur de cette tradition en France, le groupe franco-cubain Okilakua (« mains puissantes ») emmènera le public d’Aubervilliers dans la danse, et, qui sait, la transe ? La présence de la chanteuse Martha Galarraga (Conjunto Folklórico Nacional de Cuba, Omar Sosa) est à elle seule une solide carte d’accréditation.

Signalons enfin, à l’adresse du jeune public, le conte musical Patakín, par la compagnie féminine Tana. Dans la religion afro-cubaine dite de la santería, un patakín est un récit divinatoire mettant en scène les orichas Eleguá (qui ouvre les chemins), Yemayá (la mer), Changó (la foudre) ou encore Oya (le vent).

Par Didier Ferrand | akhaba.com

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