• genre

    Inventé par les esclaves africains dès le XVIIIe siècle, le gwoka, longtemps interdit, est devenu l’âme des îles de la Guadeloupe, une musique d’identité et un chant de contestation qui chronique avec dérision la vie quotidienne lors de soirées léwóz, des rassemblements populaires où danseurs et tambourinaires se lancent des défis, en pleine complicité.

  • genre

    La tradition du ca trù est un art savant apprécié d’un faible auditoire de Vietnamiens lettrés des plaines dans toute la partie septentrionale du pays. Poésie chantée, attestée dès le XVe siècle, c’est la forme la plus ancienne de musique de chambre qui ait survécu au Vietnam.

  • genre

    Le hát chèo, né dans les villages du delta du Fleuve Rouge (Tonkin), depuis 3 000 ans berceau de la civilisation de riziculture du peuple vietnamien, est un opéra populaire du Nord du pays, sans rapport avec le théâtre traditionnel chinois, puisant ses origines dans la musique et la danse paysannes du Xe siècle.

  • instrument

    L’aghanim est une double clarinette berbère méconnue du Haut Atlas, apanage du sonneur-pasteur boughanim. Par sa taille inhabituelle, l’instrument en roseau introduit dans les danses villageoises un bourdon nasillard dans les graves, avec une modulation agréable du volume sonore et une économie monotone de son ambitus.

  • instrument

    Porté par le chanteur berbère Mohamed Rouicha, le lotar incarnait jusqu’à récemment le son identitaire des Imazighen de l’Atlas marocain. Désormais affranchi de ce registre pentatonique, ce petit luth piriforme connait à présent un regain d’intérêt dans le chaâbi marocain.

  • instrument

    Ornithorynque de la musique traditionnelle suédoise, la nyckelharpa est issue de la longue tradition de la famille des vièles à archet. Les cordes mélodiques et sympathiques, mises en action par la combinaison d’une pression sur des touches et d’un jeu d’archet lui confèrent une sonorité d’une ampleur tout à fait exceptionnelle.

  • instrument

    Utilisée depuis des siècles dans la musique profane et dans les rythmes de guérison guati, cette petite vièle rudimentaire et monoxyle des bardes baloutches Luti est appréciée pour son acoustique inattendue, pour sa taille et pour son aspect surnaturel, et connaît depuis les années 1990 une construction moderne, plus précise, pour un public plus exigeant.

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